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Historique du camp de Saint-Pair

Un des premiers camps de Saint-Pair en 1963

Claude et Josette Mésierz, qui servaient comme animateurs l’été à Embrun, et qui, dans l’année, entouraient les jeunes de l’Assemblée de Rouen, ont eu à coeur de les prendre en charge aussi l’été, après avoir remarqué qu’après les vacances, plusieurs d’entre eux disparaissaient de l’église.

À la recherche d’un terrain avec l’aide de M. et Mme Farina et de M. Boisaubert, ils ouvrirent le premier camp de jeunesse en août 1963, sur la propriété que mit à leur disposition Me Fontaine de Saint-Pierre Langers.

Ouverture

Ce premier camp fut ouvert pour 19 garçons dans des conditions rudimentaires. Deux petites tentes de l’église, deux tentes personnelles, une grande tente américaine divisée en deux parties, l’une réservée à la cuisine et l’autre utilisée comme réfectoire. Un réchaud de camping avait été acheté pour l’église. L’eau était puisée à la source et était rendue potable par l’ajout de cachets. La toilette se faisait à la rivière, les WC se trouvaient au fond du jardin de la propriétaire du terrain !

En plus de l’installation du matériel, nos frère et soeur Mésierz avaient à s’occuper de leurs deux filles aînées âgées à l’époque de 4 ans et de 18 mois.

Diverses épreuves auraient pu les décourager, mais ce premier camp fut béni. Les jeunes participaient à un culte chaque matin et plusieurs jeunes s’attachèrent au Seigneur.

Un des premiers camps de Saint-Pair en 1963

Un des premiers camps de Saint-Pair en 1963

Évolution

En 1964, changement de décor ! Le camp est installé sur un autre terrain nu mis à disposition par Mme Fontaine. Deux sessions sont alors ouvertes : l’une, en juillet, regroupe 8 jeunes filles ; l’autre, en août, accueille 25 garçons. La première grande sortie est organisée : destination Saint-Malo, puis les îles Chausey. Ces sites célèbres auxquels s’ajoutera la baie du Mont Saint-Michel feront par la suite l’objet de visites régulières et unanimement appréciées.Cette année-là a lieu la première inspection Jeunesse et Sports.

En 1965, le camp est installé pour deux sessions sur un autre terrain, à la « Hogue ». Le matériel s’améliore mais nécessite beaucoup de manutention ! Mme Mésierz attend son troisième enfant ! De grandes satisfactions encouragent l’église.

En 1966, le camp revient pour la première fois sur le même terrain. C’est le premier camp mixte ! Il accueille 20 jeunes en juillet et 45 en août pour deux sessions satisfaisantes.

En 1967, le camp prend plus d’importance. 40 jeunes en juillet puis 120 en août sont encadrés par Claude et Josette Mésierz, accompagnés maintenant de leurs trois filles et par le pasteur Marcel Roux.

Puis de 1968 à 1971, les camps prennent leur vitesse de croisière. La recherche d’un terrain, avec quelques locaux « en dur », se concrétise par l’achat pour l’Assemblée de Rouen, de ce qui est l’actuel camp « Les Damans ».

En 1973, le camp est aménagé dans la commune de Saint-Pair sur mer, au lieu-dit « Leudrie ».

Dès 1973, est organisé le premier camp de Pentecôte.

En 1979, le camp « Les Damans » sera délocalisé à la montagne, le temps des vacances d’hiver.

Avec la grâce de Dieu, le concours de nombreux prédicateurs, la consécration de frères et soeurs et la prière des églises impliquées, de nombreux jeunes ont fait de réelles et profondes expériences avec le Seigneur dans ce camp : conversions, guérisons et restauration, baptêmes du Saint-Esprit, appel au service…

À lui soit la gloire !

Historique de la colonie de Meslay

Première colonie en 1945

Déjà dans les années 1945-46, plusieurs chrétiens se sentent appelés par Dieu à répondre aux besoins spirituels des enfants pendant les congés d’été.

La première « colo » s’est déroulée dans les locaux annexes d’un petit château où résident des retraités sous la direction d’un couple de Rouen, M. et Mme Martine. En mars 1946, le pasteur Pierre Nicolle remet 20 000 F. à Mme Adrienne Ballière pour organiser une colonie… c’est tout ce que la caisse contient, mais c’est trop peu pour faire face aux dépenses.

Celle-ci est sur le point de tout abandonner, quand le Seigneur lui met un verset sur le coeur : « Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ? » Genèse 18/14. « C’est à ce moment que je saisis combien était urgente cette colonie de vacances pour le bien physique, moral et spirituel de nos enfants » devait-elle écrire.

En réponse à la prière, Dieu pourvoit de manière admirable à cette colonie normande dans un campement situé à Janval, qui se poursuit en 1947 et 1948 au Château de Rosendael, toujours à côté de Dieppe.

Puis l’Assemblée de Dieu rouennaise organise durant 19 ans des séjours à Crampoizic, en Bretagne, sous la direction d’Andrée Viar d’Elbeuf.

En 1967, les Églises de Caen et de Rouen, sous la conduite des pasteurs Boudehent et Copin, achètent en copropriété un château situé dans le petit village de Meslay, en Suisse normande.

Une partie du terrain est revendue pour payer la réfection de la toiture, et de longs mois de travaux suivent, assemblant le courage et le dévouement de nombreux chrétiens.

Mlle Andrée Viard de l’Assemblée d’Elbeuf dirige deux années de suite, puis c’est au tour d’Aline Richarté, Madeleine Ballière. Ensuite durant plusieurs années Jean-Marc Poirier, au mois de juillet et Jean-Louis Deverre, en août, dirigent des sessions qui regroupent jusqu’à 100–120 enfants qui chantent des cantiques avec dynamisme et reçoivent la bénédiction et la visitation de Dieu.

En 1981, l’Église de Caen se dirige vers un autre type d’activité et revend sa part de la propriété à l’Eglise de Rouen, hormis l’Orangerie, une petite maison et son jardin près du château, logement concédé au pasteur Boudehent jusqu’à son décès en 2008.

Depuis, quatre directeurs et leurs équipes se relaient en alternance tous les deux ans pour diriger des sessions en juillet et en août avec le même but : permettre à des enfants de recevoir la visitation de Dieu et garder ce précieux dépôt dans leur cœur, jusqu’à ce qu’à leur tour, ils aient le profond désir de le faire partager à d’autres.

Historique de l’AEJ

Alors que les premiers jeunes de l’Église Évangélique de Rouen souhaitant encadrer les enfants suivaient une formation d’animateur dans différents organismes laïques, certains stagiaires, dans les années 70, ont mal vécu l’influence ultralibérale de « l’esprit soixante-huitard » qui venait teinter les stages de formation !

Un membre de l’Assemblée de Rouen, a donc entrepris en 1977, d’assurer la formation à la fonction d’animateur au Centre Eben Ezer (Le Château Rouge), route de St-Germain, à Longuerue 76750 Buchy en collaboration avec l’un des responsables de l’UFCV.

Les stages étaient alors habilités par la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, sous le couvert de l’UFCV.

En mars 1978, a été créée « l’Association Enfance et Jeunesse » enregistrée à la préfecture de Seine-Maritime sous le N° 7297. L’AEJ a pu alors assurer cette formation de façon autonome, avec des habilitations partielles accordées par le Service de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs.

Pour la gestion des centres de vacances, cette association a pris le relais de l’Église Évangélique de Rouen, 62, rue de Cauville qui fut la première en France à organiser une colonie de vacances dans les années 1945, dans le cadre des Assemblées de Dieu de France.

L’AEJ a depuis lors pour objet l’organisation de centres de vacances pour enfants, adolescents et jeunes et la formation d’animateurs.

C’est en juin 1990, par arrêté préfectoral, que l’AEJ a reçu son agrément en tant qu’association de jeunesse et d’éducation populaire, sous le n°76/398.